Michel Chansin

Te Ata Mau — C'est une terre ma'ohi

Au Vent des îles


Papeete, 2001
bibliothèque insulaire
   
édité à Tahiti
parutions 2001
4ème édition du Prix du Livre Insulaire (Ouessant 2002)
ouvrage en compétition
Te Ata Mau - C'est une terre ma'ohi / photographies de Michel Chansin ; préface de Jimmy Ly ; textes de Jean-Marc Teraituatini Pambrun. - Papeete : Au Vent des îles, 2001. - 171 p. : ill. ; 28 cm.
ISBN 2-909790-93-2

JIMMY LY : […]

Le regard que porte Michel Chansin sur la Polynésie n'est ni exotique, touristique, anthropologique, analytique ou érotique. Point de fixation voyeuriste sur de sempiternelles vahine superbes mais archivues et revues. Point de recherche presque convenue de sens identitaire dans les visages de Polynésiens, certains familiers et même trop. Point de paysages « Kodachrome » où s'étalent des colliers de perles en photomontage. Point non plus de retour nostalgique sur une Polynésie d'autrefois. Visiblement ce ne sont point ses registres.

Photographe autodidacte, Michel Chansin a bourlingué dans l'île où il est né avec son appareil en bandoulière, pour rechercher un instant, une posture, un happening, une coïncidence, une douleur ou une joie, qu'il a voulu fixer pour la postérité et partager d'abord avec quelques amis puis avec ses lecteurs. Photos sans leçon, dans des visions au prime abord anarchiques, un peu hétéroclites, où seul le plaisir de l'œil compte dans une jouissance complice, taquine, mélancolique parfois, désabusée aussi, et surtout émerveillée que l'image puisse exister devant soi pour le seul fait d'être figée par l'opérateur.

Michel Chansin se veut photographe témoin et qui plus est chinois. La question d'évidence m'a bien sûr turlupiné en regardant son livre. Un photographe peut-il voir à travers son objectif avec un œil de Chinois ? La réponse est dans ses images d'une Polynésie au quotidien où se reflète un certain regard : le sien, et où se découvre l'âme d'une autre Polynésie. Ce serait dommage de la manquer.

Préface, pp. 4-5

EXTRAIT

C'est une terre ma'ohi
qui se couvre de contre-jours
pour décliner à l'infini
tous les contrastes de l'amour.
Alors, les lèvres réservées
peuvent se tenir, rassurées
dans le vide de l'immensité
sans crainte de s'y égarer.

p. 91
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE

mise-à-jour : 16 janvier 2008
Vaitea sur le motu, Bora Bora (2000)
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