Edward Smith Craighill Handy

Marquesan legends

Bernice P. Bishop museum - Bayard Dominick expedition Publication, 18

Honolulu, 1930

bibliothèque insulaire

   
livres sur les Marquises
Marquesan legends / E.S. Craighill Handy. - Honolulu : Bernice P. Bishop museum, 1930. - 138 p. ; 26 cm. - (Bernice P. Bishop museum Bulletin, 69 ; Bayard Dominick expedition Publication, 18).
… E. S. Craighill Handy grâce à qui la culture des Marquises
est une des mieux connues des cultures de Polynésie Française.


Henri Lavondès
« Récits marquisiens dits par Kehueinui » (1964), Introduction, p. III

Après Karl von den Steinen qui le premier avait méthodiquement relevé récits, contes et légendes aux îles Marquises en 1897 et 1898, Edward Smith Craighill Handy arrive dans l'archipel en septembre 1920, en tant qu'ethnologue de l'expédition Bayard-Dominick organisée par le Bernice P. Bishop Museum d'Hawaii. Il est accompagné de sa femme Willowdean qui, sans titre officiel, apportera une contribution décisive aux travaux, et de l'archéologue Ralph Linton.

E. S. C. Handy eut la chance de rencontrer sur l'île d'Hiva Oa un informateur d'une exceptionnelle qualité : Isaac Puhetete, que l'on appelait Haapuani : « this friend should be characterized not merely as an informant but as a co-worker and fellow student » 1. De fait, la qualité du recueil doit beaucoup aux connaissances d'Isaac Puhetete ainsi qu'à son talent d'intercesseur entre deux traditions culturelles. Deux témoignages rendent justice à ces qualités remarquables. Le plus ancien est fourni par Guillaume Le Bronnec :

Hapuani [Haapuani] en 1910, quand je l'ai connu, avait une trentaine d'années, pur marquisien, taillé en hercule, c'était un magnifique paresseux. Je ne l'ai jamais vu faire aucun travail pénible, sa femme, belle indigène aux cheveux blonds, s'occupait seule des travaux domestiques. Dès sa naissance, Hapuani était destiné à devenir TAUA, sorte de prêtre des anciennes coutumes marquisiennes. Il avait été dans son enfance, éduqué dans ce sens, nul ne connaissait comme lui les légendes et les anciennes coutumes indigènes. L'arrivée des missionnaires protestants et catholiques, l'occupation française de Hiva-oa, devaient arrêter cette carrière, il devint alors l'organisateur et le maître de cérémonies des fêtes de Hiva-oa. 2

Quant à E. S. C. Handy, dix ans plus tard, il précise :

When asked how it came about that Haapuani was so much better versed in Marquesan lore than any other whom I had met in the islands, his friends described to me how, when he was a boy, he used to be seen sitting in the midst of a group of older men gathered to talk of the exploits of heroes such as Kae and Tana-oa, taking in with eager ears and quick mind words which, treasured in his memory, were one day to enable him, with the aid of an interested friend from the big island named America, to preserve from oblivion at least a part of the wealth of lore with which the minds of all educated Marquesans were stored in the old times. Haapuani himself told me that he had acquired some of his knowledge when he was a school boy at Puamau, Hivaoa ; but that later much had come to him from his wife's father who was a very learned man. 3

Il n'est pas anecdotique de rappeler qu'Haapuani et sa femme Tohotaua ont bien connu Paul Gauguin ; tous deux comptent parmi ses modèles.
       
1.E. S. Craighill Handy, « The native culture in the Marquesas », Introduction, p. 4
2.« La vie de Gauguin aux îles Marquises », Bulletin de la Société des études océaniennes, 106, mars 1954
3.E. S. Craighill Handy,  « Marquesan legends », Introduction, p. 3
R.P. PATRICK O'REILLY et ÉDOUARD REITMAN : 36 légendes marquisiennes recueillies par l'auteur en 1920-1921, principalement de la bouche d'un indigène d'Atuona nommé Haapuani, « l'homme le plus instruit des Marquises à cette époque ». La première est donnée en notation phonétique avec transcription juxtalinéaire ; pour les dix suivantes le texte indigène est accompagné d'une traduction ; les autres sont résumées en anglais.

« Bibliographie de Tahiti et de la Polynésie française », Paris : Sté des Océanistes, 1967 (notice n° 5371, pp. 482-183)
CONTENTS Introduction

The Marquesan language
Phonetics
Legend of Mahuike recorded phonetically (received from Haapuani)
Vocalization
Trick languages

Manner of teaching legends

Legends in native text with translation
Huuti and Te-moo-nieve (received from Haapuani)
Tahia-noho-uu (received from Haapuani)
Tuapuu and her children (received from Haapuani)
Te-poea-hei-o-Tona (received from Haapuani)
Tona-hei-eee (received from Haapuani)
Kae (received from Haapuani)
Pota-a-te-mau (received from Haapuani)
Puhi-nui-aau-too
Tupa
Tana-oa (received from Haapuani)

Resumes of other legends
Maui and his brothers
Fai
Ono
Tohe-tika
Tu
Pua-ina-noa
Ipo-kino (received from Haapuani)
Pohu
Kena (received from Haapuani)
Haha-poa
Tiki
Tiki the trickster
Tiu
Putio
Pepe-iu
Aka's voyage for feathers
The eastward voyage of the « Kaa-hua »
Vaka-uhi
Poumaka
Tiki-tu-ao
Fatu-a-nono (received from Haapuani)
Te-po-inoino
Koi-koi
Hai-puka

Fragments of stories
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • E. S. Craighill Handy, « The native culture in the Marquesas », Honolulu : Bernice P. Bishop museum (Bernice P. Bishop museum Bulletin, 9 ; Bayard Dominick expedition Publication, 9), 1923

mise-à-jour : 19 novembre 2013

Isaac Puhetete, called Haapuani of Atuona, Hivaoa, standing beside the great stone figure of Takaii, at Puamau
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