Roger Toumson et Simonne Henry-Valmore

Aimé Césaire, le nègre inconsolé

Vents d'ailleurs

Châteauneuf-le-Rouge, 2002

bibliothèque insulaire

   
Martinique
parutions 2002
Aimé Césaire, le nègre inconsolé / Roger Toumson et Simonne Henry-Valmore. - Châteauneuf-le-Rouge : Vents d'ailleurs, 2002. - 285 p. ; 22 cm.
ISBN 2-911412-17-6
On ne part pas
on ne part jamais
pour ma part en île je suis demeuré fidèle.


Aimé Césaire — cité p. 85

NOTE DE L'ÉDITEUR
: Récit d'une traversée du XXe siècle, cette biographie humaine, intellectuelle, littéraire et politique trace le portrait d'Aimé Césaire avec, à l'arrière plan, un tableau des réalités du monde noir des lendemains de la Première Guerre Mondiale à l'ère des indépendances.
Cette nouvelle édition revue et augmentée permet de mieux comprendre Aimé Césaire. Poète et homme politique, il appartient à la véritable histoire, celle qui nous fait connaître, à travers les particularités d'une existence d'homme, un peuple tout entier.
EXTRAIT Aimé Césaire s'est appliqué à montrer que, dans la société coloniale, société où les principes démocratiques élémentaires étaient quotidiennement bafoués, l'ordre établi masquait un chaos. Derrière les apparences, il a fait apparaître l'abîme. Poète, philosophe et historien à la fois, il ébranle les certitudes instituées, met en question le monde. Grand écrivain il est, pour avoir réfuté l'institution établie de la société. C'est en cela que son œuvre littéraire acquiert l'importance politique que l'on sait. Mais son importance politique n'est pas seulement liée à la présence constante, d'un texte à l'autre, de la question du pouvoir. Son importance politique consiste en ceci qu'elle met en question le pouvoir lui-même. Poète pensant, penseur critique, Aimé Césaire soumet à l'épreuve d'un doute philosophique, lucide mais sans désespoir, toutes les catégories du sens commun, ses vains espoirs comme ses fausses promesses. La poésie est bien, chez lui, un défi ultime à toute signification établie. Au-delà de l'engagement politique qu'énoncent les titres de ses recueils poétiques, pièces de théâtre ou essais, l'importance critique de la négritude en tant que philosophie ou idéologie de la décolonisation se trouve dans l'effort personnel fourni, en vue de la destruction du réseau rigide des significations établies qui nous cachent les choses et nous cachent à nous-mêmes. Il incombe à l'écrivain, homme dans son temps, d'être aux écoutes de l'histoire immédiate ou défaite, d'avancer du même pas que ses contemporains, en leur parlant bas à l'oreille de ce qui, les préoccupant, met en cause les enjeux les plus graves. C'est ce qu'Aimé Césaire a voulu faire, et a su faire, avec une sagacité peu commune.

Postface — Un geste libérateur, pp. 274-275
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • Roger Toumson et Simonne Henry-Valmore, « Aimé Césaire, le nègre inconsolé », Paris : Syros ; Fort-de-France : Vent des îles, 1993
  • Roger Toumson, « Trois Calibans : Shakespeare, Renan, Césaire », La Habana : Casa de las Américas, 1981
  • Roger Toumson, « La lyre et l'archet », Matoury (Guyane) : Ibis rouge, 2001

mise-à-jour : 23 janvier 2017

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